Appendix 7: Quoted Texts in Original Languages

Chapter 4: The Concerts
 

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There in that painted wood sarcophagus full of venerable mummies, pell mell I found Beethoven, Liszt, Berlioz, and Wagner. It was a kind of miracle, that room. And if in my childhood the curtain, the scarlet panels, the steep risers, the flaming sword of the archangel at Heaven’s gate were wasted on me, I delighted in the bleachers’ garish kaleidoscope of chorister-beards, binoculars, princess-dresses, golden epaulets, and black velvet neck ribbons installing themselves, chattering over a tuning note cruelly prolonged by the conductor until the last cough, until the last poor old myopic lady, overcome with embarrassment, finally found her seat number and sat down.

[Puisque j’écris à bâtons rompus, une autre salle dont je tremble qu’on ne la détruise, c’est la petite salle du Conservatoire. Mon grand-père y possédait ses places au troisième rang de fauteuils d’orchestre, à droite.] Là, dans ce sarcophage de bois peint peuplé de momies vénérables, je découvrais pêle-mêle Beethoven, Liszt, Berlioz, et Wagner. C’était un autre sort de miracles, cete salle! Mais si l’enfance y perdait le rideau, le mur léger d’écarlate et la rampe soudaine, l’épée flamboyante de l’archange au seuil du Paradis, elle y gagnait la surprise des gradins, le remue-ménage impudique des choristes à barbes, à binocles, à robes-princesse, choux jaunes sur l’épaule, à rubans de velours noir autour du cou, qui s’installaient, jacassaient, avant le point d’orgue prolongé cruellement par le chef d’orchestre jusqu’à la dernière toux, jusqu’à ce que la pauvre dame myope, accablée de honte, découvre enfin son numéro de fauteuil et finisse par s’asseoir.

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More than one head of hair whitened, more than one man, ripe at the foundation, reached old age there. Empty seats would be retaken when good health returned. Then a seat occupied for 25 years by the same listener would be taken by an “unknown.” 
     But no, we are mistaken: it’s the son or the nephew of the subscriber who took the Great Journey. For one leaves his stall, or a loge seat, or an entire loge, as one wills a painting, an objet d’art, a house—so few are the invitations to the sanctuary where Beethoven is pope.

Nous avons vu plus d’une tête blanchir, plus d’un homme mûr à l’époque de la fondation, atteindre à la vieillesse. Nous avons remarqué souvent quelques absences réparées, dès que la santé des manquants leur était revenue . . . Puis, à une nouvelle saison, la place occupée pendant plus de vingt-cinq ans par le même auditeur, que nous avions vu blanchir sous le harnois d’une admiration passionnée, a été remplies par un personnage inconnu. — Mais non, nous nous trompions: c’était le fils ou le neveu de l’abonné, parti pour le grand voyage, qui l’occupait: car on lègue une stalle, un coupon de loge, et même une loge tout entière, comme on lègue un tableau, un objet d’art, une maison, tant il y a peu d’élus au cénacle dont Beethoven est le grand pontife.

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if, by happy coincidence, a place might be found to accommodate M. Pourquet

Si par un heureux hazard . . . il se trouvait encore un abonnement de parterre de libre pour les Concerts du Conservatoire, seriez-vous assez bon pour l’inscire au nom de Mr Pouquet.

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Even employees charged with preventing the invasion of strangers . . .
the woman Fallague, a worker on the left-hand side of the orchestra level [who had been] persuaded to favor the entry of persons without tickets . . .
closed in a conversation of Lambert, Habeneck, and Seuriot

to get . . .
la dame Fallague ouvreuse de l’orchestre (côté gauche) avait été convaincu d’en avoir favorisé l’entrée à des personnes non munis de billets
to get . . .

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The concerts of the Conservatoire: today’s haven of art. Not soirées, but matinées; not a place to get together and chat, but a sanctuary where the writer, the painter—all serious artists flock. Listen, when leaving the hall, to the exclamations from every corner of the vestibule. Note the emotion showing on every face. See the blind students who are taken to harmony’s temple to forget the loss of their sight and who come back with that mysterious insight of the hearer. Now musical Germany is ours: . . . we young musicians have Vienna and Munich at the Conservatoire.

Les concerts du Conservatoire, tel est aujourd-hui le foyer de l’art. Ce ne sont point des soirées, ce sont des matinées. Ce n’est point un lieu de réunion et de causerie, c’est un sanctuaire où accourent l’écrivain, le peintre, tous les artistes sérieux. Entendez en sortant de la salle ces exclamations qui partent de tous côtés dans le vestibule; remarquez l’émotion peinte sur tous les visages; voyez ces jeunes aveugles qui se font conduire au temple de l’harmonie pour y oublier la privation de la vue et qui en reviennent avec cet autre mystérieuse vue de l’ouïe! Maintenant l’Allemagne musicale est à nous . . . nous, jeunes musiciens, nous retrouvons Vienne et Munich au Conservatoire de musique.

103

odds and evens

pairs, impairs

109

the Louvre of music

le Louvre de l’art musical

111

Where it comes to good taste and elevated style, we can only rejoice at this development, [embracing] serious works instead of frivolous stuff.

Au point de vu du bon goût et du style élevé, on doit se réjouer de cette tendance  . . . œuvres serieuses au lieu des morceaux frivoles. 

111

Old Masters, particularly Beethoven

maîtres anciens, particulièrement les symphonies de Beethoven.

112

nobody complains when they don’t change the paintings on the walls

Personne ne s’est plaint, par example, qu’au Musée du Louvre, on ne renouvelât pas plus souvent les toiles admirables qui le décorent.

112

its makeup . . . can never change

sa constitution ne peut changer

112

the composer alone

cette audition à laquelle l’auteur seul a droit d’assister

113

in homage to the Société des Concerts

M. Elwart fait hommage à la Société [d’un Ave Verum de sa composition].

113-14

for the library . . .
Thank M. Elwart, pure and simple

[Il fait hommage à] notre Bibliothèque. . . .
Le Secrétaire remercera M. Elwart, purement et simplement.

115

doubtful taste . . .
deplored . . .
arbitrary shortening

d’un goût douteux [soit comme dessin, soit comme texte (1912)]
Il déplore [amèrement la publicité qui y est faite et qui gène la lecture des notices à ce propos (1912)].
M. M Emmauel se plaint de l’arbitraire avec lequel l’Imprimerie Bauer touche dans ses notices pour les reduire (1921).

117

exclusive property of the Société des Concerts

propriété exclusive de la Société des Concerts

117

a great proportion of its riches D 17341 24 May 1907

ce beau geste de désintéressement,