Appendix 4: Supporting Documents and Tables

Hommage au Maréchal Pétain: October 1942
Distributed at the Paris concerts in late 1942. See Programs 1942–43.
Printed leaflet: boxed programs.

NOTE [September 2004, post publication]: This same text, signed by the violinist / journalist Dany Brunschwig, appeared in L'Information musicale, nos. 96-97 (22 December 1942), p. 156, in the form of a rievew of the concert in Vichy. Brunschwig had written once before, that season, of the Société des Concerts as the "expression musicale de la France."  Brunschwig frequently expresses similar political beliefs elsewhere in the same journal.

HOMMAGE
de la Société des Concerts du Conservatoire
au Maréchal PÉTAIN, Chef de l’État

La Société des Concerts du Conservatoire qui est «l’expression musicale de la France» se devait d’aller présenter officiellement son hommage artistique au Chef de l’état, en sa résidence de Vichy.

Une salle comble, dans laquelle on reconnaissait Madame la Maréchale Pétain, Monsieur Hautecœur, Directeur des Beaux-Arts, les plus éminentes personalités du monde diplomatique de tous les pays d’Europe, ainsi que le «Tout Paris» de la capitale provisoire, fit une ovation grandiose, en fin de concert, au grand chef de la grande âme musicale qu’est Charles Münch.

Mozart, Beethoven et deux noms d’auteurs bien de chez nous figuraient au programme: Ravel, avec sa dramatique, féerique et si colorée Rapsodie Espagnole; Albert Roussel (ancien officier de notre marine, dont les œuvres sont trop rarement exécutées aux concerts dominicaux) avec sa splendide et si française Symphonie en sol.

«Là, tout n’est qu’ordre, beauté, clarté, équilibre, esprit, joie»—jamais peut-être notre Charles Münch, si admiré et si aimé, ne dirigea avec plus de ferveur et d’enthousiasme. Cet être d’exception est touché par la grâce . . . de la musique; il a le secret, le génie de mettre toute pensée musicale en pleine lumière . . . presque en scène . . .

Pas une note sans intentions, sans émotion; pas une mesure sans intérêt; tout chante, tou palpite, tout est humain, rit ou souffre. Le sens de la musique est ainsi éclairé comme celui de la vie par la croyance; remercions une fois encore Münch du don complet de soi-même qu’il fait à notre art.

Notre nationale Marguerite Long se couvrit de gloire en interprétant avec tous sa science infinie du clavier, un charme exquis, un «perle» incomparable, le Concerto en ut de Beethoven. Enfin, rendons hommage au magnifique «instrument sonore et humain» que joue Münch, depuis la batterie jusqu’au violon solo (prince de la genre violonistique). Cette phalange orchestrale unique est composée des plus remarquables musiciens de Paris et peut-être de France. Ensemble admirable de sonorité et de souplesse qui sent, devine, comprend à demi geste les impondérables nuances d’une baguette prestigieuse.

Il faut que, sans tarder, la Société des Concerts du Conservatoire devienne l’orchestre national de notre grand Pays, afin de parcourir le Monde en ambassadeur de la pensée musicale française.